Carnet de voyages

  • Nouvelle grand-voile pour Olibrius

    Après 25 années de bons et loyaux services, la grand voile d'Olibrius avait besoin d'être changée.
    La voile est déformée. La forme initiale n'est plus là. Le creux s'est accentué et a reculé. La chute s'est détendue. La voile donne moins de vitesse, moins d'accélération au bateau, crée plus de tanguage, donne plus de gîte... Pour la gîte, il n'y en a pas beaucoup sur un trimaran, mais le flotteur s'enfonce plus ce qui ralenti le bateau et crée des efforts supplémentaires sur la structure.

    Bref, c'est le moment de redonner un coup de jeunesse a la voile et de booster au bateau.
    Afin de gagner un peu en surface de voilure et surtout dans les hauts, cette grand voile possédera une corne. Cela veut dire qu'elle sera rectangulaire sur la partie haute.

    Avant avec comme tissus le Dacron, auparavant la seule solution pour augmenter les surfaces de GV était de mettre de la surface vers l’arrière en faisant ressembler la voile à une forme elliptique.
    Cette forme de voilure est très bonne en aérodynamique théorique sur un support rigide. Sur un voilier, après quelques années d'expérience, certains paramètres ne rendent pas cette forme si idéale pour un voilier.
    Les voiles à fort rond de chute sont difficiles à contrôler dans leur forme. Au prés, il est important de pouvoir fermer la chute pour éviter que le vent ne s'échappe par le haut. Avec cette chute arrondi, les efforts pour bien fermer la chute sont assez importants et c'est souvent par le milieu que la voile s'ouvre en premier alors que le régleur préférerai que ce soit pas le haut.
    L'autre paramètre à prendre en compte, c'est la force et la qualité du vent. En mer, pour des histoires de friction avec la mer et le bateau, le vent est plus fort et plus régulier en hauteur. Sur une grand voile traditionnelle ou à fort rond de chute, la partie haute de la voile est faible à très faible.
    Bref, une GV à fort rond de chute, ca donne plus de surface, mais pas au meilleure endroit et c'est plus difficile à régler... Je fais vraiment un résumé.

    L'apparition de nouveaux matériaux pour les tissus à voile a permis de faire des grands voiles avec des hauts de voile rectangulaires tout en gardant le rond de chute. Ainsi on augmente la surface et on va chercher le vent où il est le meilleur. Puis grâce à la compétition, les voileries se sont rendus compte que le mix rond de chute et corne n'était pas bon car cette chute arrondie ne permet pas de fermer facilement le haut de voile, donc de bien gérer la corne... La solution a été de faire des cornes un peu plus grande avec des ronds de chute limité. Heureusement les tissus avaient encore progresser et permettaient de gérer cette forme assez rectangulaire et des chutes assez droites.

    Pour la dimension de la corne, 1/4 à 1/3 de la bordure semble un compromis interressant pour la croisière. Une corne plus longue sera plus performante, mais plus difficile à fabriquer et controler ensuite, une corne plus petite demandera moins d'efforts pour gérer la corne mais sera moins performante. Encore une fois, je fais simple dans les explications. Je pourrais aussi parler du rapport longueur de corne/traînée et que dans certaines conditions une trop grande corne peut nuire aux performances...

    Sur Olibrius comme je souhaite avoir une grand voile à corne avec un rond de chute très faible, il me faut faire le choix d'un tissus assez rigide pour que le designer puisse dessiner une forme de voile intéressante.

    Maintenant que la forme générale est decidée, et le tissus plus ou moins défini, il faut voir pour la réduction, car par vent fort, on ne pourra pas garder toute cette surface de voile. Les ris sont des bandes de voiles qui peuvent rester rangé le long de la bome quand je vent est trop fort. Il faut donc réfléchir à la position des ris qui vont permette de diminuer la surface de grand voile. Francis Ferrari de Sail Fast m'a glissé dans la tête sa réfléxion :

    La majorité des grands de multicoque possèdent 3 ris pour s'adapter au mieux aux conditions de vent. Mais avec une GV à corne réalisée dans un tissus assez rigide, la voile s'adapte mieux au vent et au rafales. Et sur un multicoque qui fait du côtier, les risques de vent fort d'une différents. Il est donc possible de perdre nos habitudes et réfléchir autrement.

    Voyons ce qui se fait habituellement. Les réductions sont pour le 1er ris de 20 % ; 2e ris 40 % ; 3e ris 60 % de la surface totale. Sur une voile de 30m² comme ce qu'il y avait sur Olibrius
    - 1er ris 24 m²
    - 2eme ris 18 m²
    - 3éme ris 12 m²


    Maintenant prenons du recul sur notre expérience et celle des autres et se dire pourquoi ne pas avoir seulement deux ris.
     
    Pourquoi 2 ris peuvent suffire sur un multi côtier ou semi hauturier :

    Pour bien comprendre la logique, il faut oublier ses habitudes et penser à des ris de dimensions différentes de d'habitude
    1er ris position classique voir un peu plus grand que l'habitude éventuellement, sur une réduction de 20-22%
    le 2 éme doit être un équivalent de 3 éme ou presque soit une réduction proche de 50%.

    Ça donnerait
    - 1er ris 25-26 m2
    - 2nd ris 15-17 m2

    La logique est que sur nos « petits » bateaux on ne sort pas pour le plaisir passé 6 bft.

    A 5-6 bft nos bateaux peuvent encore naviguer GV haute.
    On n'est pas des régatiers et on ne va pas se trouver sous toilé ou sur toilé entre 2 ris
    quand il y a vraiment du vent (et la mer qui avec) on cherche surtout à ne rien casser et rendre les conditions de vie acceptable.

    En mer ca donnerait du coup :
    Jusque 5 bft = GV haute
    A partir de 5-6 bft = ris 1 confort : il y a du vent et ou de la mer c’était prévu je le savais - GV haute ça va trop vite, le bateau tape trop, je veux calmer le jeu je  claque 1 ris pour rendre la nav plus « calme »
    Au delà de force 6-7bft = ris 2 sécurité :  c’est vraiment plus fort que prévu, je me suis fait surprendre, il est vraiment temps de rentrer - je peux faire route en sécurité a un quasi équivalent ris 3.
    Au delà de force 8 = Gv basse :  j’aurais déja dû être  rentré depuis longtemps, je suis un con d’être dehors et que j’ai 2, 3 ou 4 ris la GV serait basse.

    En supprimant un ris, la voile coûte moins cher à fabriquer. Donc pour mon budget je peux passer à un tissus de qualité supérieure. Deux ris bien positionnés, c’est moins cher, c’est moins lourd et plus performant …


    Et voilà donc le dessin de la future GV. Une grand voile à corne de 31.6 m2 avec un ris à 20.1% de réduction et le ris 2 à 46.4% de réduction.
    Malgré une grande voile plus grande que l'ancienne, au 2eme ris, ma GV sera plus reduitee que celle d'avant au 2eme ris. 16.8m2 contre 18m2 avant. Sachant  que l'ancien propriétaire n'a jamais pris le 3eme ris malgre parfois des conditions fortes de vent, je suis persuadé de faire le bon choix.

    Pour tissus, ce sera une membrane de chez Trilam en TDBT. Un tissus conçu pour la haute performance mais qui résiste bien dans le temps. Le foc de mon ancien cata était dans ce tissus. La voile était super performante et le tissus saura bien résister au temps.

    La réalisation sera faite par la voilerie manche innovation qui fait parti du groupe All Purpose. C'est la quatrième voile que me fait Adrien et il me fait chaque fois un super boulot. Aussi bien sur la partie conseil, la réalisation, ou les finitions. Une voile bien finie est une voile qui dure. Toutes les voiles neuves sont belles (ou presque) c'est dans le temps que l'on voit la différence de construction d'une voile.

    Pour le dessin, c'est encore une fois Rémi Aubrun qui dessine ma voile, une preuve d'un dessin de qualité et d'une voile réussi.

    Avec tous ces paramètres, cette nouvelle voile est faite pour transformer Olibrius pour de nombreuses années. Olibrius sera plus rapide, plus agréable dans les vagues, plus facile à régler.... Le skipper n'a pas fini d'avoir un grand sourire en navigation.

    J'ai trop hâte de la voir en vrai et l'essayer.

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  • Olibrius est à l'eau

    ENFINNNNNNNNN !!!!!!

    Jamais je n'ai autant attendu une mise à l'eau de bateau. Depuis début février que l'acte d'achat a été signé, j'attends ce moment. Mais entre la finalisation de la vente du cata, les différents confinements, le démontage du trimaran, la gestion du transport... les attentes se sont multipliées et cumulées à chaque fois. Si je devais changer le nom du bateau, il s'apellerai "désiré". Cela fait un mois que le bateau attend sagement sa mise à l'eau sur le parking du port.

    Mais cette fois c'est fait, le bateau est à l'eau.

    Mais revenons un peu sur ce week-end marathon effectué lors de la mise à l'eau.

    Samedi au matin rendez vous avec mon père pour préparer le montage du bateau. Il faut commencer par le rapprocher de la cale de mise à l'eau. La remorque est attelée à la voiture, le parcours se fait au ralenti. En arrivant sur le parking, mon oncle passe pour dire bonjour, on va le séquestrer pour qu'il nous aide. Nous n'avons pas besoin d'insister beaucoup, il était un peu venu pour ça aussi. Merci à lui.
    Nous commençons par descendre les flotteurs de la remorque. A trois, c'est un peu lourd, mais ça va. Ensuite mise en place des bras de liaison. C'est un peu un jeu de Tetris, il faut avancer l'un pour déplacer l'autre avant de revenir sur le premier. Avec un peu de patience, les deux bras de laissons trouvent leur place. Etanchéité, serrage des boulons, mise en place du trampoline.
    En début d’après midi, on se retrouve tous, mon père, ma mère, mon oncle, Sabine, pour mettre en place les flotteurs. Un copain passe, nous sommes 6, ce sera juste le bon nombre, c'est sont quand même un peu lourd et on a pas encore l'habitude. Les flotteurs sont en place, pas complétement mais ça suffit pour avancer.
    Pendant que les filles font l'anti-fouling, les hommes finissent de préparer le mat, et tous les petits à côté pour être prêt pour la mise à l'eau du bateau demain. Tout sera prêt juste à temps le soir et nous serrons à la maison juste avant le couvre feu.

    Dimanche matin, j'arrive sur le bateau en premier, mon oncle en deuxième, mon père arrivera un peu après en tracteur. On passe des amarres sur le ponton d'à côté pour déhaler le bateau tranquillement. La girouette est mise en place on peut mettre le bateau à l'eau.
    Le remorque est attelée à l'avant du tracteur pour que ce soit plus simple de manoeuvrer. Malgré cette disposition la remorque est difficile à manoeuvrer, elle se met vite de travers. La manoeuvre est difficile, mais à force de patience, le bateau goute à l'eau salée normande pour la première fois. Entre temps, mon oncle qui était à bord du bateau pendant la manoeuvre a failli tomber du bateau, on a frôler la catastrophe.
    Le bateau est amarré au ponton le temps que la mer monte pour être sûr qu'il n'y ait plus de courant. Pour passer de la cale de mise à l'eau au lieu de matage, il faut passer entre deux pannes avec des bateaux à moteurs qui ont leur moteur relevée et leurs hélices en l'air tel des éperons. Avec une largeur de 12 mètres et mon bateau qui fait 6.5 métres, la marge n'est pas nécessaire, surtout que sauf à l'etale, le courant est traversier.
    La dérive est descendue et nous partons. Le bateau est finalement maniable, et en l'absence de vent et de courant, il n'y aura aucune inquiétude dans ce passage assez étroit.

    Le bateau glisse tout seul, pas besoin de mettre le moteur à fond pour avoir une vitesse correcte, pourtant le moteur est de faible puissance. Nous allons faire un petit tour dans le havre, puis retour dans le port avec amarrage au ponton visiteur.

    Nous prenons un apéro ensemble, avant déplacer le bateau à l'emplacement de matage.

    Nous halons le bateau à la main pour le positionner prés du quai. A marée basse, la hauteur du quai sera un allié pour hisser le mat. Le bateau est amarré avant le repas, nous mangeons pendant que la mer baisse.

    Le mat est préparé avec des maintiens latéraux, et papa est venu avec son tracteur, car c'est le tracteur qui va hisser tirer sur la drisse pour dresser le mat. Pour que le pied de mat soit en place, il faut hisser un peu la tête de mat. Un escabeau est positionné sur le ponton et je maintiens la tête de mat assez haute le temps que mon père aille au tracteur et comme la traction. Les filles surveillent que le pied de mat ne sorte pas de son emplacement. Avec l'aide du tracteur, et la hauteur du quai, le mat trouve vite et sans effort  sa position. Tout le monde est soulagé car c'est un manoeuvre délicate.

    Le bateau ne peut rester ici le temps d'une marée, il faut le remettre au ponton visiteur, mais la mer ne montera qu'une fois le couvre feu acté. Nous décidons avec Sabine de dormir à bord. Dés que le bateau lève, je me mets à l'eau et tire le bateau à la main jusque le ponton visiteur dans moins de 50 cm d'eau.

    Cette première nuità bord sera douce et agréable.

    Bras de liaison en placePrêt pour la mise à l'eauAu ponton visiteurEn attente du matageMater

  • L'arrivée d'Olibrius

    L'arrivée du printemps est souvent signe de beau temps et de renaissance. C'est le retour des cirrus, ces nuages aux cheveux d'argent annonciateurs de beau temps. Mais c'est un Sirius qui arrive à Portbail, un Sirius 26C. C'est Olibrius, notre nouveau bateau.

    Les quelques rayons de soleil que nous offre le mois d'avril vont être mis à profit pour lui faire vivre une renaissance, tel le Phoenix qui renaît de ses cendres...
    Bon ok, j'en fait de trop. En réalité, on va juste essayer remettre le bateau en état de naviguer après l'avoir récupéré démonté façon puzzle tel un meuble Ikea.

    Au programme des jours à venir (voir semaines si confinement il y a) :
    - Déballage du paquet cadeau. Hoooo c'est beauuuu !!!
    - Comprendre ou va quoi, comment,et éventuellement pourquoi
    - Un peu de bricolage, mais juste un peu cette fois, c'est promis.
    - Remontage du bateau, dans l'ordre suivant : les bras de liaison, les trampolines, les flotteurs
    - Transumense du bateau depuis le parking jusque la cale de mise à l'eau
    - Mise à l'eau du bateau. Après 25 ans en Méditerranée il va avoir froid.
    - Test du bateau pour savoir s'il est étanche
    - Sourires du skipper et de l'équipage ou pleures selon si le résultat de l'étanchéité
    - Mise place du mat
    - Remise en place des bouts. En langage terrien : Bouts = ficelles qu'on tire pour faire machiner des trucs sur le bateau.
    - Mise en place des voiles. Les terriens pensent que les voiles servent à faire avancer un voilier. En réalité, elles ne sont là que pour faire pavaner le skipper. Faire croire qu'il est un être supérieur doué d'un intelligence supérieure car selon la légende il saurait comment ça marche. Bref, avec ses voiles et toutes ses ficelles, devant les terriens, le voileux cherche a briller en société tel l'éclat de Sirius lors d'une navigation nocturne.
    - Test en mer si le skipper sait encore comment on fait. Joie, bonheur et sérénité de l'équipage.

    Bref, ce n'est que début de l'aventure mais l'écriture d'une nouvelle belle histoire commence.

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  • Je vous présente Olibrius

    Olibrius c'est le nom de mon nouveau compagnon de mer, mon nouveau bateau. Comme toujours pas de changement de nom en ce qui concerne mes bateaux. Plus en mémoire de mon grand père que par superstition. Car non je ne suis pas superstitieux. Je ne crois pas qu'un changement de nom puisse diriger irrémédiablement les étraves d'un bateaux vers les rochers et créer ainsi sa perte.

    Mais comme on parle étraves, donnons quelques détails sur celles de ce nouveau bolide. Il en possède trois. Oui trois. Ce nouveau jouet est un trimaran. Une particularité des étraves ? Elles ont été dessinées par deux architectes différents. Deux grands noms du monde des multicoques se sont penchés sur le berceau de ce bateau. Sûrement pas les plus connus du grand public, mais des architectes reconnus pour le qualité des bateaux qu'ils dessinent. Des bateaux, marins, mais également rapides et fiables. Philippe Rivière est à l'origine des flotteurs. Eric Magré quant à lui, a dessiné la coque centrale et validé l'homogénéité du bateau.

    Olibrius n'est ni le plus rapide dans sa catégorie, ni le plus confortable. Il se défend tout de même très bien dans ces deux catégories. Son truc a lui c'est son charme, son allure, son élégance.
    Avec des flotteurs au look old school qui cachent des formes modernes, une coque centrale au lignes sportives et agressives, il se dégage de ce bateau un subtil mélange de vieille marine, de modernité lui donnant un fort pouvoir de séduction. Ce bateau est intemporel.
    Avec ce look ravageur, ses qualités nautiques, sur l'eau on le voit et on le remarque. D'aucuns diront qu'il fait son olibrius.

    Ce que j'aime également de ce bateau c'est sa simplicité. Pas de superflu, seulement l'essentiel pour la croisière. En mer, plus c'est simple, moins ça tombe en panne, et plus on profite de la mer, du bateau et des amis. Comme disait D. Newick, le pionnier des trimarans de courses croisières, "less is more".

    L'intérieur se divise en trois parties.
    La partie avant fait office de suite à voiles et de WC. Il est possible de la transformer en couchette double. La partie centrale est le lieu de vie. Une table pour manger à quatre, une cuisine avec réchaud. La partie arriére est une couchette double spatieuce qui grâce à un panneau arrière offre une vue imprenable sur le sillage du bateau quand il avance.
    L'ensemble est spacieux, il est facile de se déplacer à bord.

    Le coque centrale a été fabriquée selon la méthode du strip planking. Un assemblage de lattes en red cedar collées à l'epoxy et recouvertes d'un tissus de verre. L'intérieur est restée brut, sans peinture, offrant ainsi à l'équipage une vue sur les couleurs du bois. Cette finition donne un intérieur chaleureux.
    Les tissus de verre et l'epoxy protègent le bois de toutes agressions extérieures et apportent les qualités mécaniques ou techniques que le bois ne peut pas offrir.
    Le strip planking, c'est le charme du bois, une résistance mécanique supérieure à la moyenne, une durabilité maximale et une empreinte carbone minimale.

    Avant de le voir arriver sur Portbail je vais devoir attendre encore un peu car il est actuellement au chantier qui l'a construit. C'est donc à Ballaruc les Bains a côté de Sète qu'il attend sagement son trajet pour la Normandie. Après un démontage sur les bords de l'étang de Thau pour passer au gabarit routier, il fera le trajet par la route. Une mini révision par son constructeur sera effectué au paravant. Rendez vous dans environ 1 mois pour son arrivée en Normandie.

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  • Un livre se ferme, un autre s'ouvre

    Changer de bateau, pour un marin, c'est changer de compagnon de route. Samba Lélé, mon ancien catamaran, a été un compagnon exceptionnel. Le meilleur dans sa catégorie. Rapide, marin, fiable et facile d'entretien, il a tout pour plaire. Je suis fier d'avoir été son skipper, son propriétaire, son gardien. Je pouvais lui faire confiance.
    Si je parle de lui au passé c'est qu'il est vendu.
    L'adage dit que les deux moments les plus heureux d'un propriétaire de bateau c'est l'achat et le vente. Pour ma part ce n'est pas vrai, j'étais très heureux de l'acheter et très triste de le vendre.
    Il faisait parti d'un ancien projet, d'une ancienne vie. Pour avancer et prendre une nouvelle route je devais changer de projet, en commençant par le vendre. C'est chose faite.

    Décider d'aller de l'avant s'est bien, mais pour aller où ?

    Mon programme de navigation a changé, il inclut des balades à la journée en famille, en amoureux ou en solo, des week-end seul ou a deux.
    Avec ce changement de programme les curseurs se déplacent.
    Pour ce futur programme le confort est revu à la baisse, mais plus de vitesse, de sensations, de simplicité sont demandés. Sachant que le précédent bateau allé déjà vite et donnait de bonnes sensations, il sera difficile de trouver mieux. En réduisant la taille et le confort, on rencontre souvent des bateaux plus ludiques, plus funs. J'ai donc plus de chance de trouver ce que je cherche.

    Mais il existe un critère essentiel, pour remplacer un bateau extraordinaire, il me faudra un autre bateau hors du commun.

    Comme le cata est sous compromis depuis quelques mois et à vendre depuis encore plus longtemps j'ai eu le temps de réfléchir au prochain, de le chercher et même de le trouver.

    Et oui, le futur bateau est déjà trouvé et même sous compromis de vente. L'acte définitif d'achat sera très bientôt signé, et je vous en dirais plus d'ici quelques jours.
    Vous voulez une info, un détail ? Son nom ? Il s'appelle Olibrius.

    Pour en revenir à Samba lele, je sais qu'il part entre de bonnes mains, qu'il fera le bonheur d'un autre marin. C'est la bonne nouvelle du jour.

    Pour finir ce message, je vous propose non pas un tour du monde en 80 jours, mais quelques moments de vie passés avec ce bateau en 80 photos.

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  • Rêveries photographiques maritimes

    Bonne année à tous,

     

    Pour fêter cette nouvelle année, je vous propose une nouveauté. En plus de communiquer sur mes navigations et bateaux, j'ai eu envie de partager des photos de paysages que j'ai au la chance de fréquenter et de photgraphier. Ces rêveries maritimes ne sont pas figées, de nouvelles photos viendront s'ajouter au fils de mes navigations, de mes ballades. Vous avez la possibilité de noter ces photos ou laisser un commentaire pour cahcune d'entre elles.

    J'espère que ces photos vous ferons rêver un peu comme j'ai pu le faire en voyant ces paysages ou comme je peux encore le faire en visionnant ces images.

    Bon visionnage à vous

    Alexandre

    Reveries

  • En attendant des jours meilleurs

    L'hiver se fait sentir, la vente du bateau est en cours, la période n'est pas aux navigations.

    Mais la mer reste toujours aussi belle, les couleurs sont uniques, à défaut de bateau, ce sera operation photos.

     

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  • Ballade père fille

    Pour préserver les estomac des nouveaux venus à bord. Il a été décidé que le convoyage se ferait pour eux en voiture. Une première navigation de 10-12 heures n'est pas forcément la meilleure solution pour que les nouveaux matelots gardent le sourire. Je préfère entendre "quand est ce qu'on navigue" que "je ne veux plus naviguer, ça donne le mal de mer". Ils feront leurs premiers milles sur des courtes durées c'est plus sûr.

    Surtout qu'une fois en mer, le constat est : il n'y a pas de vent mais nous avons eut une longue houle parfaite pour nourrir les poissons en début de navigation.

    Je pensais faire ce trajet seul, car je savais qu'il ne serait pas rigolo, mais ma grande m'a suivi. Du coup une navigation entre père et fille. Il y a deux ans jour pour jour sur le même trajet c'était avec mon père. Les choses changent mais c'est super de pouvoir partager sa passion avec son père et sa fille.

     

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