Construction et entretien

Coque et flotteurs

Coque centrale et flotteurs sont de construction similaire, mat de verre environ 100-150g/m², probablement projeté. La rigidité est réalisée par de la mousse expansée qui remplie l'ensemble de la coque et évite les déformations.

Avantages

  • Facilité de mise en œuvre
  • Rapport prix/raideur/rigidité excellent pour les petites unités

Inconvénients

  • Sensible aux impacts
  • Craint les infiltrations d'eau
  • Réparation longue si la mousse et touchée ou gorgée d'eau.

Sur les Hop

Les peaux sont très fines et craignent les impacts faisant rentrer de l'eau dans la mousse et les tissus. En plus d'alourdir le bateau, on fait gonfler l'ensemble. La stratification du verre n'est pas égale, certains endroits notamment les angles (étraves, puits de dérive, pied de mat ...) ont trop de résine par rapport à la quantité de fibre, ce qui rend ces endroits fragiles.

Problémes constatés sur certains modéles :

  • Puits de dérive qui gonflent rendant l'utilisation de la dérive difficile
  • Pieds de mat qui ne supportent plus la compression
  • Étrave sensible aux chocs

Solutions :

Si probléme sur la peau extérieure

  • Poncer
  • Vérifier que la mousse ne soit pas gorgé d'eau
  • Restrater avec un mat de verre ou un rooving de 150g/m²
  • Gelcoat ou peinture

Si probléme sur le puit de dérive, le pied de mat, ou un fissure importante

  • Ouvrir le pont
  • Retirer la mousse
  • Restrater la partie abmié
  • Remettre de la mousse
  • Refermer le pont.

Conclusion :

Le Hop a une construction rustique de son époque. Toute la partie composite est réparable avec un peu de méthode, de connaissance et de temps. Une inspection générale détaillée sur les points mentionnés plus haut est primordiale avant achat. Si le bateau n'a jamais subit de révision en profondeur, il faudra être plus attentif, mais le Hop passe relativement bien les années et ne fait pas son âge.

Bras de liaison :

Comme tout système en alu avec des fixations en inox, le principale risque est l’électrolyse. Les vis de fixations de la coque centrale demandent un entretien annuelle ; nettoyage et lubrification de l'ensemble pour garder le tout fonctionnel.

Safrans et dérive :

De construction en bois avec un enduit puis une peinture, ils sont prévus pour durer dans le temps mais pas les plus performants. Les déchirures de peaux (peinture et enduit) peuvent provoquer des infiltrations d'eau qui par la suite feront pourrir le bois. Il faut donc surveiller, et réparer rapidement après un bon séchage de l'ensemble/

Gréements :

Typologie

Deux types de gréement existent

  • Gréement à wishbone peu pratique pour le matage et moins performant, il gagne en facilité en navigation (présent sur le prototype et premier modéle)
  • Gréement à bôme plus performant, plus facile à gréer, la bôme peut vite être dangereuse (présent sur les derniers modéles)

Entretien

Rien de spécifique au Hop :

  • il faut rincer ses voiles régulièrement, les rouler autant que possible pour les stocker.
  • vérifier le gréement dormant régulièrement, changer l'ensemble ou moindre doute.

Conclusion

Le hop est un bateau simple et facile à entretenir. Sur les unités les plus sollicitées ou les moins entretenus, une bonne révision s'impose pour la coque centrale. Bien que longue, cette révision est réalisable par un amateur.